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Commentaire du Ministère des Affaires Etrangères de l’Ukraine relatif à la prolongation de durée de la détention illégale en Russie des citoyens de l’Ukraine Mykola Karpiuk et Stanislav Klykh

27 octobre 2015, 16:25

Le Ministère des Affaires Etrangères de l’Ukraine exprime son sentiment de profonde indignation face à la décision de la Cour Suprême de la République tchétchène (Fédération de Russie) du 26 octobre 2015, par laquelle la durée de la détention des citoyens de l’Ukraine Mykola Karpiuk et Stanislav Klykh a été prolongée de 4 mois.

Les prisonniers politiques Mykola Karpiuk et Stanislav Klykh, qui restent aux écrous en Russie à partir du mois de mars et du mois d’août 2014 respectivement sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces, ont déclaré d’avoir subi les tortures de la part des agents des autorités policières russes et ont désavoué leurs témoignages précédents, extorqués sous les tortures.

Nonobstant plusieurs demandes de la Partie Ukrainienne, pendant toute la durée de l’enquête préliminaire les instances de l’instruction russes n’ont pas autorisé les agents consulaires de l’Ukraine à rendre visite aux compatriotes détenus. Les consuls ukrainiens n’ont pu rencontrer Mykola Karpiuk et Stanislav Klykh pour la première fois que le 26 octobre dernier, après l’audience du tribunal.

Le MAE de l’Ukraine considère le refus prolongé d’autoriser aux consuls ukrainiens à voir les compatriotes détenus comme le mépris délibéré de la Fédération de Russie de se conformer à ses engagements internationaux, pris notamment en vertu de la Convention consulaire entre l’Ukraine et la Fédération de Russie, ainsi que comme la grave violation des dispositions de la Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

La Partie Ukrainienne exige que l’instruction soit menée sur toutes les allégations relatives aux violations des droits de Mykola Karpiuk et Stanislav Klykh, que les coupables soient traduits en justice et que les autorités russes cessent de les poursuivre au pénal sur la base d’accusations fabriquées et les relâchent sur-le-champ ainsi que d’autres ressortissants ukrainiens, qui sont devenus les otages de la politique agressive de la Fédération de Russie.